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Allergie aux Protéines de Lait de Vache (APLV), coliques, reflux, RGO : comment faire la différence ?

Avec une prévalence estimée à 3,4 % en 2022¹, l’APLV, ou allergie aux protéines de lait de vache, est l’allergie alimentaire la plus fréquente chez les bébés. Et pourtant… elle reste encore méconnue ou mal comprise.

👉 D’après certaines études², près de 10 % des parents suspectent une APLV chez leur bébé, alors que le diagnostic n’est confirmé que dans une minorité des cas. (<1%)

Entre reflux persistants, érythèmes inexpliqués, pleurs inconsolables ou selles inhabituelles, les signes peuvent être déroutants pour les parents. Difficile de savoir s’il s’agit d’une réaction allergique ou… des petits maux normaux d’un bébé en pleine construction digestive Alors, quand faut-il vraiment s’inquiéter ? .


Qu’est-ce que l’APLV ? Symptômes et formes chez bébé


L’APLV, ou allergie aux protéines de lait de vache, est une réaction anormale du système immunitaire face à certaines protéines contenues dans le lait de vache (comme la caséine ou la bêta-lactoglobuline).

⚠️ À ne pas confondre avec l’intolérance au lactose, qui concerne la digestion du sucre du lait (le lactose) et non une réaction allergique.

Les matières grasses pour le bébé

Il existe deux formes d’APLV :

  • La forme IgE médiée (forme immédiate) : les symptômes apparaissent rapidement, généralement dans les minutes qui suivent l’ingestion jusqu'à 2/3h après.
  • La forme non-IgE médiée (forme retardée) : plus fréquente chez les nourrissons, avec des symptômes digestifs ou cutanés (reflux, selles liquides, érythème, inconfort…) qui apparaissent plusieurs heures voire jours après ingestion.

👉 Le problème, c’est que les signes de l’APLV ne sont pas spécifiques : reflux, diarrhées, inconfort… Ces symptômes peuvent facilement être confondus avec les problèmes digestifs du quotidien chez les enfants. C’est ce qui rend le diagnostic parfois long ou compliqué…


Reflux, RGO ou APLV : comment s’y retrouver ?

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En revanche, on parle de RGO (reflux gastro-œsophagien) lorsque ce reflux devient pathologique, c’est-à-dire qu’il provoque des symptômes gênants ou des complications : bébé pleure beaucoup, semble douloureux, se cambre pendant les tétées, dort mal ou prend moins bien de poids. Dans ce cas, un avis médical est nécessaire : un traitement adapté ou un épaississement des repas peut soulager votre enfant.


Si malgré tout, les symptômes persistent ou s’aggravent, il est important de considérer une autre piste : celle de l’allergie aux protéines de lait de vache (APLV). L’APLV s’accompagne souvent d’autres signes comme :

  • Des régurgitations très abondantes, souvent en jet, fréquentes et douloureuses
  • Des pleurs intenses, d’irritabilité permanente, surtout après les tétées
  • Des selles anormales (sang, mucus)
  • Des signes cutanés (eczéma, rougeurs)
  • Aucune amélioration malgré les astuces classiques (biberon, position, fractionnement…)

💡 Un reflux peut exister sans APLV… mais une APLV peut aussi provoquer un reflux. D’où l’importance d’en parler à son pédiatre pour affiner le diagnostic.

Reflux simple RGO pathologique APLV
Régurgitations Oui Oui Oui souvent
Pleurs Rarement Souvent Très souvent
Courbe de poids Normale Parfois cassure Parfois cassure
Troubles digestifs Non Parfois Fréquents (sang, mucus)
Problèmes de peau Non Non Fréquents

Gaz, digestion difficile, coliques ou allergie aux protéines de lait de vache ? On fait le point !

Dans les premières semaines de vie, de nombreux bébés présentent des gaz, des coliques ou un inconfort digestif. Ces troubles sont souvent liés à l’immaturité de leur système digestif. L’enfant se tortille, serre les poings, devient rouge, pousse, pleure après les repas ou pendant la nuit… mais il prend bien du poids, dort entre les crises. C’est très courant, et cela fait partie des petits maux fréquents chez les nourrissons.

On parle alors de coliques du nourrisson, un terme générique pour désigner ces crises de pleurs inexpliquées. Elles apparaissent souvent en fin de journée, et peuvent durer plusieurs heures. Bien que très impressionnantes pour les parents, elles sont généralement bénignes et disparaissent spontanément vers 3 à 4 mois.

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Mais parfois, ces signes digestifs sont plus intenses, plus persistants, ou s’accompagnent d’autres symptômes :

  • des selles anormales (mucus, sang, diarrhée, constipation),
  • un reflux sévère ou persistant,
  • de l’eczéma ou des plaques rouges sur la peau,
  • un bébé inconfortable en permanence, même en dehors des pleurs,
  • une prise de poids difficile.

Dans ce cas, il est important d’envisager une allergie aux protéines de lait de vache (APLV). Si vous avez un doute, mieux vaut consulter un médecin qui pourra poser un diagnostic clair et proposer une prise en charge adaptée.

SYMPTOMES COLIQUES DU NOURISSON APLV
ÂGE D’APPARITION Dès les premières semaines Dès les premières semaines /premiers jours
PERIODE DES PLEURS Principalement en fin de journée Tout au long de la journée, sans moment "calme"
DUREE DES SYMPTOMES Transitoire (disparaît vers 3-4 mois) Persistant tant que l’allergène est présent
COMPORTEMENT INTER CRISES Bébé peut être calme, souriant Bébé souvent grognon, inconfortable, dort peu
GAZ BALLONNEMENTS Fréquents mais sans autres signes associés Très fréquents, souvent accompagnés de selles anormales
SELLES Normales Anormales : liquides, verdâtres, sanglantes ou avec du mucus
PROBLEMES DE PEAU/ECZEMA Non Fréquent : eczéma, plaques rouges, sécheresse
REGURGITATIONS Parfois Souvent présents et plus sévères
PRISE DE POIDS Normales Peut-être ralentie ou insuffisante
AMELIORATION AVEC GESTES SIMPLES Oui (massages, portage, changement d’eau ou de biberon) Non ou peu efficace sans éviction des protéines de lait de vache
NECESSITE UN SUIVI MEDICAL Pas systématiquement Oui, toujours

Que faire en cas de doute d'APLV ?

Avant d’envisager une allergie, certains ajustements simples peuvent améliorer le confort digestif des bébés. En effet, que ce soit en cas de reflux, de RGO ou de coliques, beaucoup de nourrissons peuvent trouver un soulagement grâce à de petites modifications du quotidien. Voici quelques pistes à tester :

  • Masser le ventre : en effectuant de petits cercles dans le sens des aiguilles d’une montre aide à libérer les gaz et à détendre le ventre.
  • Changer d’eau pour les biberons : la minéralisation de l’eau a un impact potentiel sur la digestion. Si vous utilisez une eau en bouteille, eau de source ou eau minérale naturelle, veillez à ce qu'elle soit bien destinée aux nourrissons.
  • Épaissir le lait : en cas de reflux ou de régurgitations fréquentes, un lait épaissi ou "anti-régurgitations" peut soulager bébé. Cela doit toujours être fait sur les conseils d’un médecin.
  • Changer les positions après les repas : garder son enfant en position verticale, ou surélever légèrement la tête du matelas (en respectant les consignes de sécurité du couchage), peut limiter les remontées acides.
  • Adapter l’allaitement : pour les bébés allaités, vérifier la position de tétée, proposer des pauses-rot, et éviter une surstimulation du réflexe d’éjection peut limiter les désagréments.
  • Proposer de plus petits biberons ou fractionner les prises : si bébé s’agite beaucoup après les repas, proposer des quantités plus petites mais plus fréquentes peut parfois soulager la digestion.
  • Consulter un ostéopathe formé en pédiatrie : certains troubles digestifs peuvent être liés à des tensions mécaniques (notamment après une naissance difficile). Un bilan ostéo peut parfois aider, en complément du suivi médical.

  • Adapter le biberon : un débit trop rapide ou une tétine mal adaptée peut favoriser l’ingestion d’air, souvent responsable de gaz, de coliques ou de régurgitations. Certains biberons anti-colique & anti-régurgitation limitent efficacement l’absorption d’air pendant la tétée.
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🧡 Ces petits gestes, à tester un par un, peuvent suffire à apaiser un bébé et éviter d’aller trop vite vers des diagnostics plus lourds. Bien sûr, si malgré tout, les troubles persistent, s’aggravent ou s’accompagnent d'autres symptômes (selles anormales, eczéma, mauvaise prise de poids...), il est essentiel d’en parler à votre pédiatre pour envisager la piste d’une allergie alimentaire.

⚠️ Attention aux fausses bonnes idées :

  • Multiplier les changements de lait peut perturber la digestion sans résoudre le problème.
  • Supprimer les produits laitiers en allaitant sans accompagnement médical peut entraîner des carences.
  • Donner un lait spécial APLV sans diagnostic confirmé n’est pas recommandé : ils sont coûteux et parfois mal tolérés s’il n’y a pas d’allergie.

👉 Et surtout : ce n’est pas parce que votre enfant présente une allergie aux protéines de lait de vache qu’il faut retarder l’introduction des autres allergènes. Au contraire, les études montrent que l’introduction précoce et régulière des allergènes alimentaires (arachide, fruits à coque, œuf, etc.) entre 4 et 6 mois est la meilleure stratégie pour prévenir les allergies alimentaires!


Patience et courage : le système digestif de bébé est encore immature durant les premiers mois. Dans la majorité des cas, les troubles digestifs sont transitoires et sans gravité.

💡 Quand VRAIMENT suspecter une APLV ?

  • Si plusieurs symptômes apparaissent en même temps (cutanés + digestifs + respiratoires).
  • Si les symptômes durent ou s’aggravent.
  • Si rien ne change malgré tous les ajustements habituels.

Dans tous les cas, un avis médical est indispensable pour poser un diagnostic fiable et vous guider. Et si une allergie est confirmée : dans la majorité des cas, l’APLV disparaît avant l’âge de 3 ans. ✨



Vos questions fréquentes sur les allergies aux protéines de lait de vache

Les symptômes d’une allergie aux protéines de lait de vache chez les bébés sont :

  • Reflux importants
  • Eczéma
  • Selles anormales
  • Pleurs intenses
  • Inconfort persistant malgré les ajustements classiques.

Si les symptômes persistent, s’aggravent, ou s’accompagnent de signes cutanés, digestifs ou d’une mauvaise prise de poids.

L’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) est une réaction immunitaire anormale à des protéines présentes dans le lait (comme la caséine ou la bêta-lactoglobuline). Elle peut provoquer des symptômes digestifscutanés (eczéma) ou respiratoires, et nécessite souvent une éviction complète du lait sous suivi médical.

À l’inverse, l’intolérance au lactose est un trouble digestif dû à une mauvaise digestion du sucre du lait (le lactose), sans implication du système immunitaire. Elle est rare chez les bébés de moins de 3 ans et se manifeste surtout par des ballonnements, gaz ou diarrhées, sans eczéma ni réactions allergiques.

 

L’APLV peut se manifester dès les premières semaines de vie, parfois même chez des nouveau-nés allaités. Elle touche principalement les nourrissons de moins d’un an, une période où le système immunitaire est encore immature. Les premiers signes peuvent être digestifs (reflux, diarrhée, selles avec mucus), cutanés (eczéma) ou respiratoires (sifflements, toux persistante).

Le test de référence pour diagnostiquer une APLV à votre enfant est le test de provocation orale réalisé sous contrôle d’un médecin. Il peut être précédé par des dosages d’IgE spécifiques (forme immédiate) ou des tests cutanés. En cas de suspicion, seul un professionnel de santé pourra poser un diagnostic fiable, écarter les autres causes (reflux, coliques…) et recommander une éviction ciblée.

Lorsqu’elle n’est pas diagnostiquée ou prise en charge correctement, l’allergie aux protéines de lait de vache (APLV) peut entraîner plusieurs complications chez votre enfant : troubles digestifs chroniques (diarrhée, reflux, constipation sévère), eczéma persistant, douleurs abdominales, troubles du sommeil, irritabilité ou même ralentissement de la croissance. Dans les cas les plus graves, une APLV non traitée peut également favoriser des troubles de l’oralité ou une carence nutritionnelle.

L’APLV diagnostiquée est également un facteur de risque de développer d’autres allergies alimentaires IgE-médiées : une diversification alimentaire dès 4 à 6 mois, la plus variée possible et incluant sans tarder l’introduction progressive et régulière des allergènes est recommandée pour réduire le risque. Pour toutes ces raisons, un suivi pédiatrique est donc essentiel dès les premiers signes suspects.

 


¹Tamazouzt S. et al. Prevalence of Food Allergy in France up to 5.5 Years of Age: Results from the ELFE Cohort. Nutrients. 2022


² Vandenplas Y. et al., An ESPGHAN Position Paper on the Diagnosis, Management, and Prevention of Cow’s Milk Allergy, J Pediatr Gastroenterol Nutr. 2024